Paris sous la neige, un mirage blanc?
magnifique manteau de neige
magnanime
mais tout Paris est paralysé
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| Juin 2012 | ||||||||||
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Paris sous la neige, un mirage blanc?
magnifique manteau de neige
magnanime
mais tout Paris est paralysé
En 1806, Napoléon I a consacré l'église de la Madeleine à la gloire des armées françaises. On peut voir sur le plafond de la nef cette peinture qui le représente en compagnie du pape - il s'agit peut-être de son sacrement - tout près des cieux - consécration divine et élective. Une thématique explorée clairement sous l'ancien régime, mais passablement anachronique pour son époque quelques années après le tournant de la révolution française.
L’exposition Rubens, Poussin et les peintres du XVIIème siècle (Musée Jacquemart-André) rassemble une soixantaine de tableaux issus de collections privées et publiques. Elle se donne pour objectif de montrer l’influence de la peinture baroque flamande (Rubens, Pourbus, Van Thulden) au XVIIème siècle sur l’école française…puis l’ascendant de l’école classique française sous Louis XIV (Poussin, Eustache le Sueur, Laurent de la Hyre) sur la peinture flamande. Le parcours chronologique est intelligible et équilibré : Rubens et le goût baroque à Paris, Paris se met à la mode flamande, le classicisme parisien, Poussin et le classicisme à Rome, le classicisme et un modèle universel, l’influence de l’art classique français, de liège à Amsterdam. L’exposition concentrée sur les influences réciproques ne néglige pas pour autant la relation si importante du peintre avec le commanditaire. Point positif. J’aurais aimé y voir des explications plus claires sur les ressorts de la commande royale - Marie de Medicis, Henri IV, Louis XIV- et sur la perception que ces derniers ont eu du monde artistique et de l’art. Quel a été le rôle de leurs relations aux peintres sur la prépondérance de l’école classique française en Europe? Etait t-il pertinent d’en limiter le champ à l’aire flamande ?
Quelques tableaux sont magnifiques (Rubens, Les frères Le Nain), mais point de chef d’œuvres.
Le bain de Diane, Rubens
Mercure, Hersé et Auglure, Poussin
Le jugement de Salomon, Laurent de la Hyre
Coriolan, Poussin
paysage de ruines avec berger, Pierre Patel
Fête de Venus, Gérard de Lairesse
Odilon de Mercoeur, église saint-Pierre, Souvigny
L’abbaye de Cluny est à son apogée religieuse et politique au Xème siècle sous la conduite d’abbés brillants, dont Odilon de Mercoeur.
Abbé de Cluny entre 994 et 1049, 5ème abbé après Mayeul, il est considéré comme le maitre d’œuvre de l’ordo cluniacensis. Il instaure des liens juridiques entre Cluny et les monastères réformés et créés, jetant les bases d’une congregation monastique liée à la maison-mère. Né vers 961-962 Issu d’une famille comtale d’origine auvergnate, il est entré à l’abbaye vers 990 comme moine où il se voit chargé de l’éducation de jeunes enfants confiés au monastère, les oblats.
De 1015 à 1020, il se consacre à la poursuite de l’oeuvre de Mayeul, fondant de nouveaux monastères avec l’appui des autorités. Ses relations avec les empereurs Otton III puis Henri II sont excellentes. Elles lui permettent notamment d’obtenir un privilège permettant à Cluny d’échapper en partie au contrôle episcopal et ouvrant la voie vers l’autonomie. Ce privilège est confirmé en 1024 par Jean XIX qui permet la constitution d’une Ecclesia cluniacensis.
Avec l’appui du pape, Odilon étend l’ordre clunisien au-delà des Pyrénées et du Rhin.
A partir de 1015-1020, il repense le développement de Cluny et la place qui devait revenir aux moines dans une période d’effritement des pouvoirs publics et de montée des violences en particulier au sud de la Loire. Les monastères mettent en place des armées et instituent également les assemblées de paix et la trêve de paix du mercredi soir à l’aube du lundi suivant, accusé par l’episcopat d’affaiblir l’autorité royale. Après le concile d’Arles qui formalise cette pratique en 1041, Odilon enjoint les prélats italiens à faire de même.
Ce tournant dans la mission réformatrice de Cluny qui s’adresse aussi aux laïcs marque aussi son éloignement des puissances publiques, à l’exception de la papauté. Enfin Odilon est également le promoteur de la fête des défunts.
Odilon meurt dans la nuit du 31 décembre 1048 au 1er janvier 1049 à l’âge de 86 ans. Il est canonisé en 1055.
source : l'abbaye de Cluny : centre de l'Occident médiéval, Dominique Vingtain, CNRS, 2009
Préface de « Odilon de Mercoeur, l’Auvergne et Cluny » par Marcel Pacaut : link
Guerre ou paix dans le midi de l’Auvergne au temps de Odilon de Mercoeur, C. Lacrasson, actes du colloque de Lavoute-Chilhac, 2001
Histoire du prieuré Sainte-Croix de Lavoûte Chilhac, J Vigier, actes du colloque de Lavoute-Chilhac, 2001 : link
Le Louvre lance une opération d’envergure tous mécènes jusqu’au 31 janvier 2011 en vue de l’acquisition d’un célèbre tableau de la renaissance réalisé par LC et intitulé les trois Grâces
Engouement pour l’antiquité, les trois Grâces personnifient sans doute l’abondance, l’alégresse, et la splendeur. L'oeuvre est emprunte de sensibilité, de sensualité et d’ironie
Si l’opération réussie le tableau rejoindra au Louvre les autres œuvres, très peu nombreuses, dont une Vénus.
Pour en savoir plus et contribuer à votre mesure, vous pouvez visiter le site spécial du Louvre consacré à l’opération : www.troisgraces.fr